Les web apps ont trouvé leur navigateur : Google Chrome
Google Chrome a été la nouvelle de la semaine : le navigateur Internet de Google a livré sa version beta au téléchargement ce mardi. On l’a annoncé comme le nouveau Firefox & Internet Explorer killa’. Mais l’essentiel n’est pas là. Le message à en tirer : Google prépare le future des applications en ligne en mode SaaS avec leur navigateur dédié.

Chrome : pas encore le navigateur en or
Après quelques jours de tests de Google Chrome on peut être déçu :
Interface et d’ergonomie : sobriété
Une sobriété déconcertante, on peut même parler d’austérité, … à la Google. On a beaucoup parlé du positionnement de la barre d’adresse au dessus des onglets. Il s’agit certes d’une évidence liée à l’utilisation des onglets. L’adresse dépend hiérarchiquement de l’onglet d’où son positionnement graphique au dessous. Mais pas de quoi non plus sauter au plafond.
Fonctionnalités : austérité
On peut là encore parler d’austérité fonctionnelle. L’exemple le plus frappant concerne évidemment le header de la fenêtre, là où sont concentrés dans nos interfaces applicatives les liens vers les différentes fonctionnalités. Dans Chrome, cette partie de la fenêtre est complètement condensée. C’est l’une des impression les plsu fortes que j’ai eu en ouvrant la première fenêtre.
- Exit la traditionnelle barre de menus
- Bienvenue à la super barre d’adresse : l’Omnibox
La maintenant traditionnelle barre de recherche a été fusionné - avec succès - dans la barre d’adresse. On a maintenant un super barre d’adresse, extrêment riche fonctionnellement puisqu’elle tient lieu de saisie des adresses (au passage, mode d’utilisation qui tent à s’éteindre), de moteur de recherche et également d’auto-suggestion :
Quelle fabuleuse expérience utilisateur !
Rapidité : exceptionnelle / Robustesse : des efforts à faire
On s’était déjà habitué à voire nos sites et applications profiter d’une rapidité intéressante avec Mozilla Firefox 3 et sa gestion optimisée du JavaScript et de la mémoire vive. Chrome ne fait que confirmer la tendance en adoptant le projet open source Webkit.
Si vous avez tenté de lancer quelques applications simultanées assez gourmandes habituellement, vous aurez noté son excellent comportement. J’ai noté en revanche quelques gros problèmes, liés essentiellement aux objets Shockwave notamment.
Lire une vidéo ou écouter un podcast procure une expérience utilisateur encore insatisfaisante. Essayez par exemple le site deezer.com. J’ai personnellement du abandonner. Pour d’autres exemples, je vous renvoie aux deux excellents commentaires de Guillaume ici et ici.
Le point fort : la gestion des applications web

Évidemment, il faut encore souligner que Chrome n’est encore qu’en version beta. Les défauts existants seront progressivement gommés par les retours d’expérience utilisateurs enregistrés par Google.
Mais si Chrome a d’ores et déjà d’énormes qualités et très certainement un réel potentiel, c’est bien dans la gestion des applications Web. Les web apps qui seront probablement le modèle dominant du software dans les prochaines années.

Et Google a su fournir une offre packagée et cohérente pour répondre à ces problématiques. Avez-vous testé le comportement de Chrome avec : Gmail, Google Agence, Reader ou Documents ? Une vraie merveille, un bonheur de réactivité. On pourrait très bien imaginer voire les futurs utilisateurs des Googles Apps se voir proposer dès l’ouverture du compte, le téléchargement du navigateur couplé.
Chrome, grand frère de Prism

Ce pourrait très bien devenir le slogan de Google. Chrome réalise ce que Prism nous a déjà laissé entrevoir.Rappelez-vous ce que je vous disais de Prism à sa sortie :
- Prism offre un espace dédié à l’application Web. En résumé, à une îcone sur le bureau ou dans le menu “Démarrer / Programmes” correspondra une application. Lorsqu’elle est utilisée, l’application s’exécute dans sa propre fenêtre :
et voici au passage ce que donne le raccourcis via Chrome :
- Avec Prism, les applications web sont accessibles via toutes les commandes habituelles (raccourcis, tabulations, etc…) tout comme les applications de bureau. Et les utilisateurs peuvent toujours accéder à ces mêmes applications depuis n’importe quel navigateur Web lorsqu’ils sont loin de leur propre ordinateur.
- Il ne s’agit pas d’une nouvelle platte-forme :
- Rapidité. Pour avoir testé Gmail sous Prim, la rapidité offerte par les applications est bluffante ! La sensation est proche d’une application locale tant les délais de réponse sont courts.
Etonnant cette comparaison ?
Pour terminer, voici en clin d’oeil ce détournement de la bande dessinée de lancement, publiée par le Register :

Source The Register Via le Standblog





















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Marrant ça que certains ai des problèmes avec Flash. De mon côté, depuis que je l’ai installé, aucun problème, même avec deezer qui fonctionne parfaitement.
En tout cas, je trouve qu’il fait fort, surtout côté performances.
[…] une nouvelle façon unique d’apprivoiser le Web, la blogosphère était prêt à prévoir en Chrome aussi bien la fin de Firefox que la disparition de Microsoft […]
Bonjour,
la fonction “creer des raccourcis vers des applications” ne marche pas. Je clique dessus, rien ne se passe.
Google prépare le future des applications en ligne en mode SaaS avec leur navigateur dédié.