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    nov 07
    Catégorie : Le web

    Réflexion : le mythe du User Generated Content ?



    On parle actuellement du User Generated Content (UGC) comme un mythe, une sorte d’arlésienne, pendant du web 2.0. Le User Generated Content est-il mort ? Essayons d’y voir un petit peu plus clair…

    User Generated Content - Crédit photo http://www.experientia.com/blog/

    Qu’est-ce que le User Generated Content ?

    Avant d’aller plus loin dans une quelconque explication, posons-nous la première des questions : qu’est-ce que le UGC ? Wikipédia nous dit :

    Le contenu généré par les utilisateurs, en Anglais User generated content, se réfère à un ensemble de médias dont le contenu est principalement, soit produit soit directement influencé par les utilisateurs finaux. Il est opposé au contenu traditionnel produit, vendu ou diffusé par les entreprises médiatiques traditionnelles.

    D’une façon générale :

    • Chacun peut créer librement du contenu,
    • Le diffuser tout aussi librement,
    • A un moindre cout (la plupart du temps de façon gratuite),
    • Obtenir un buzz viral ou du moins propager son message sur d’autres sites/blogs,
    • Une information moins professionnelle dans sa forme et son fond,
    • Mais plus axée sur l’émotionnel et la réactivité

    Le ratio de Karp : seul 1% de contributeurs

    Dans son article, Scott Karp introduit bien la séparation entre membre d’une communauté et contributeur, producteur de contenu de valeur.
    Un constat simple issu de plusieurs études de communautés comme Yahoo, de projets Wiki par Comscore et d’autres encore : seul 1% d’une communauté crée du contenu.

    Prenons un exemple : un réseau comme Facebook avec ses 55 millions d’utilisateurs ne possède « que » tout au plus 550 000 contributeurs créateurs de contenu dans le monde. Ce qui est de l’ordre de la communauté française de Facebook.

    En effet remplir son profil sur Facebook ne signifie pas pour autant créer du contenu ! La réalité est que “la moyenne des gens” ne crée pas beaucoup de contenu - du moins pas commercialement viable. Selon Karp, ceux qui créent effectivement du contenu sont ceux qui sont prédisposés à être créateurs de contenu. Cette théorie reste très discutable.

    1+1=3 : le tout est plus que la somme des parties

    Mais si cette règle du 1% peut sembler limitative, Mark Hopkins dans son billet analyse le problème sous un jour moins sombre. Si des données prises individuellement peuvent sembler sans importance et n’apporter que peu d’intérêt, prises dans leur ensemble, elles peuvent ainsi donner du sens. C’est donc par leur analyse globale, leur agrégation que du contenu à plus haute valeur ajoutée peut se dégagé et être créé. Et c’est ainsi la somme des contributions individuelles qui fait émerger un talent collectif.
    Le crowdsourcing, le tagging, associé à toutes les techniques actuelle (et futures) de sémantisation du Web vont dans ce sens.

    Du point de vue des annonceurs

    Si la recette de l’UGC fait la réussite des réseaux sociaux comme Facebook ou MySpace ainsi que des sites comme Youtube, la question de la monétisation de ces contenus se pose. Comment en effet envisager pour une marque lier son image, donc ses valeurs, à un contenu qui peut être approximatif, non validé en amont et plus encore totalement libre !?

    Les annonceurs sont en effet encore mal à l’aise avec l’UGC. De nombreux réseaux d’affichage d’annonces ne permettent pas à leur réseau d’affiliés d’afficher des publicités sur des pages dont le contenu est généré par l’utilisateur. Dans son billet, Josh Catone nous cite l’exemple de ValueClick dont l’accord interdit de publier des sites web qui contiennent « des forums de discussion, des chats ou toute zone de contenu ouverte au public sans réglementation de mise à jour ».
    On pourrait également citer Google et Youtube, toujours au devant de la scène. YouTube a en effet commencé à placer des annonces sur certaines vidéos professionnelles en août, et non sur les vidéos générées par les utilisateurs, ce qui est beaucoup plus facile à vendre aux annonceurs.

    Une menace pour les medias « traditionnels » ?

    En quelques graphs (de source Alexa), Louis Gray compare les audiences des sites sociaux les plus connus aux plus grands mass-media traditionnels.

    User Generated Content : statistiques d’audience comparées

    La conclusion, d’un simple point de vue statistique montre que le trafic, et donc l’influence, des mass-media a stagné, et dans de nombreux cas a considérablement baissé, alors que dans le même temps les nouveaux médias plus souples, plus interactifs, ont augmenté jusqu’à prendre leur place.

    Cette approche du phénomène peut toutefois largement être contestée dans son interprétation :

    • Quantité n’a aucun rapport avec qualité.
    • D’une façon générale, la plupart des publications des nouveaux medias reprennent des informations professionnelles.
    • Opposer contenu « amateur » ou UGC et journalisme n’a que très peu de portée : on n’attend fondamentalement pas les mêmes informations d’un blog que d’un quotidien d’information nationale. Youtube ne se pose absolument pas en concurrent de CNN ni du NYTimes.
    • Les questions futures se posent en termes de pérennité des deux systèmes, pourrait-on imaginer des synergies viables entre les deux ? Les premiers éléments de réponse arrivent avec les sites institutionnels qui se mettent peu à peu à la page du 2.0 et offrent tous des refontes plus participatives de leurs sites. Exemple : Le Figaro

    User Generated Content : Le Figaro V2.0

    Et vous, comment utilisez-vous l’UGC ? Etes-vous actif ou passif ? Le meilleur moyen de montrer que vous faites partie des 1% serait de poster un petit commentaire ici-même, vous ne trouvez pas ? :)

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    11 commentaires pour “Réflexion : le mythe du User Generated Content ?” :

    1. […] Un commentaire sur un blog lambda est déposé, l’auteur se nomme Olivier Favre. C’es une des problématiques liées au User Generated Content. […]

    2. […] pro-actifs dans le choix et surtout la fabrication de leur contenu (ce que l’on appelle le User Generated Content avec notamment blogs, réseaux sociaux, wikis et autres plates-formes de communication numérique), […]

    3. […] public et les liens se créent. Le réseau devient social et les utilisateurs prennent la parole. [User Generated Content] Web (3.0), les réseaux sociaux pullulent, les communautés collaborent et partagent. De nouveaux […]

    4. […] User Generated Content : 1+1=3 […]

    5. […] autour du service. On dépasse bien ici les analyses traditionnelles reflétées par le ratio de Karp. Pour rappel à ceux qui ne suivent pas l’Innovablog depuis ses débuts -je vous vois au fond […]

    6. […] social and users can now easily start to comment and publish themselves with blogs andCMS. [ User Generated Content] Web (3.0), social networks proliferate, communities collaborate and share more fast and more fast […]

    7. 7
      Piquet Gildas
       | le 9 décembre 2008 à 16:46  

      Même s’il date un peu cet article est encore plus intéressant avec le recul. Aujourd’hui les exemples de monétisation de dispositifs UGC existent. Et sont viables à la fois pour les utilisateurs mais aussi pour les tiers, les marques, les agences de com qui peuvent les utiliser. Exemple ? www.eyeka.com ! 30 000 conso-créatifs qui sont invités à créer des contenus lors d’appels à création. Et il y en a d’autres : www.look-Zippy.com pour la création de t-shirts uniques en coton bio et équitable. C’est beau quand même un monde d’UGC, non ?

    8. 8
      Un plaisir toujours coupable : le mashup | Owni.fr
       | le 18 janvier 2010 à 1:36  

      […] Certes… mais une grande part des usages numériques d’aujourd’hui consiste justement à reprendre des contenus déjà existants pour s’en servir comme point de départ pour de nouvelles créations et c’est même ce qui fait l’intérêt de plateformes comme Youtube. Les User Generated Content, ces contenus produits par les amateurs, sont rarement des créations originales (certains vont même jusqu’à dire que celles-ci ne constituent guère plus d’1% du volume total). […]

    9. 9
      Un plaisir toujours coupable : le mashup « :: S.I.Lex ::
       | le 18 janvier 2010 à 1:36  

      […] Certes… mais une grande part des usages numériques d’aujourd’hui consiste justement à reprendre des contenus déjà existants pour s’en servir comme point de départ pour de nouvelles créations et c’est même ce qui fait l’intérêt de plateformes comme Youtube. Les User Generated Content, ces contenus produits par les amateurs, sont rarement des créations originales (certains vont même jusqu’à dire que celles-ci ne constituent guère plus d’1% du volume total). […]

    10. […] public et les liens se créent. Le réseau devient social et les utilisateurs prennent la parole. [User Generated Content] Web (3.0), les réseaux sociaux pullulent, les communautés collaborent et partagent. De nouveaux […]

    11. 11
      Le mythe du User Generated Content | Browse The Net
       | le 23 décembre 2013 à 2:58  

      […] de savoir si le User Generated Content est une nouvelle menace pour les médias traditionnels. Bonne lecture Cette entrée a été publiée dans User Generated Content, et marquée avec contibuteurs, […]

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