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    nov 07
    Catégorie : Le web

    Réseaux sociaux : La vérité sur Facebook et OpenSocial



    Sous ce titre volontairement aguicheur, je vais tenter « à froid » de reprendre avec vous le buzz généré par le lancement par Google de OpenSocial. Buzz oui, puisque l’univers Facebook + Google occupe de blogo-débat en continu depuis des mois. OpenSocial s’inscrit en pleine ébullition autour des réseaux sociaux.

    Google VS Facebook

    OpenSocial, c’est quoi ?

    Selon la définition de Google un ensemble d’API qui permet de créer et héberger facilement des applications sociales. Il permet aux développeurs d’écrire une application une fois pour toutes qui fonctionnera sur l’ensemble des plateformes sociales intégrant les APIs OpenSocial.
    Rappelons également que cette « communauté » de l’anneau social est représentée par MySpace, Engage.com, Friendster, hi5, Hyves, imeem, LinkedIn, Ning, Oracle, orkut, Plaxo, Salesforce.com, Six Apart, Tianji, Viadeo, et XING entre autres.
    Là où le bât blesse, c’est bien évidemment qu’un acteur majeur du social media est absent de cette communauté, à savoir Facebook.

    Logo Google France

    La guerre du standard

    C’est une problématique récurrente dans l’informatique moderne, un acteur pour s’imposer cherche à imposer SON standard. Cette acceptation par le marché le rendra donc incontournable et lui confèrera un avantage concurrentiel non négligeable sur son segment de marché.
    OpenSocial doit aussi se comprendre sous cet angle là. Google, quasi-absent des réseaux sociaux jusque-là (Orkut est loin d’être un acteur majeur du secteur et reste très géo-localisé au Brésil et USA) a donc fait la pirouette le pari de s’imposer non plus via son réseau social, mais par la technologie.

    Interopérabilité : permettre un « social-roaming »

    Qui parle de standard évoque aussi l’interopérabilité. Je peux me connecter à l’Internet via le protocole Wifi partout dans le monde, puisque le standard du 802.11b,g,e tentent de s’imposer comme des standards.
    J’aime beaucoup la réflexion de Jean-Marie Le Ray lorsqu’il évoque la nouvelle itinérance permise par les réseaux sociaux, sorte de social-roaming :

    Passer d’un réseau à l’autre en toute transparence, sans logiques propriétaires ni conditions abusives telles que celles qui caractérisent Facebook et Microsoft.

    C’est donc bien ce que vous proposer à terme avec les APIs Google l’ensemble des réseaux sociaux membres. Mon univers MySpace sera interconnectable avec mon profil LinkedIn, des applications pourront prendre le meilleur de chaque monde.
    Certains prennent les devant et Fred Cavazza nous relate même des échos comparant Google au nouveau W3C :

    What is happening is that Google is quickly becoming the globally recognized entity in charge or defining the evolution of the Web: Google is quickly taking the role of W3C […]

    Olivier Ertzscheid va même bien plus loin lorsqu’il dénonce la propriétarisation du monde web proposé par Google :

    “Tu fais ce que tu veux chez moi, tu y invites qui tu veux, tu t’y comportes comme tu veux mais … tu n’oublies pas que tu es chez moi.”

    Pour en finir avec la question des standards, on peut tout de même s’interroger sur un point qui me semble réellement important : la volonté actuelle de standardisation du web social est concommitente avec la réactivation du débat sur les microformats, le web sémantique. Quel dommage de ne pas intégrer aux développements des réseaux sociaux la problématique de la standardisation du contenu, par l’utilisation d’un language sémantique ? On passe pour moi à côté d’une belle opportunité et d’un beau coup de boost pour le W3C…

    La mort de Facebook ?

    Facebook

    Cette question doit évidemment se poser. La première des conclusions (hâtive ?) de cette annonce a été de crier à la mort de Facebook.

    • Facebook possède sa technologie propriétaire (FBML et non le XML standard).
    • Facebook possède son propre réseau publicitaire (le projet Beacon).
    • Mais Facebook c’est également 50 millions de comptes.
    • Pour quelques milliers de développeurs.

    Or la force d’un réseau c’est avant tout ses utilisateurs. Et parmi ces 50 millions d’utilisateurs enregistrés bien peu se soucient de ce qui se passe ailleurs ou en quel language est codé les applications qu’ils utilisent. Une fois son réseau établi, ses amis retrouvés, ses applications et plugins favoris installés, pourquoi changer ?
    En revanche, si la mise à part de Facebook devait susciter débat, ce serait côté développeurs. Ceux-ci, pour pouvoir proposer une killer app, utilisable sur le plus grand nombre des réseaux sociaux mondiaux, devront la développer sous deux technologies : Facebook (et son FBML) et via les APIs OpenSocial de Google. Restons raisonnable, offrir deux versions de ses applications pour toucher le monde entier, c’est vraiment peu cher payé !
    L’alternative qui pourrait être proposée aux développeurs (et bien qu’à eux, puisque je le répète cette question n’existe pas pour l’utilisateur de Facebook) serait bien le choix par Facebook de rejoindre OpenSocial. Selon Ouriel, cette perspective serait dans la lignée de la stratégie d’expansion de Facebook, et permettrait la continuité de son développement. Rien ne permet pour l’instant d’avancer uen quelconque hypothèse à ce sujet.

    Conclusion

    Comme vous l’aurez probablement compris, si pas mal de questions ont trouvé leur réponse, c’est pour autant de nouvelles questions soulevées.

    Votre avis sur la question ? Comment percevez-vous la bataille des géants d’un point de vue utilisateur ?

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