Accessibilité, ergonomie et utilisabilité : 30 points clés
A l’occasion de la Table ronde de Blog en Nord sur l’ergonomie et l’accessibilité des sites web (demi-journée consacrée à l’accessibilité web et à l’ergonomie des sites) qui a eu lieu le 12 octobre, mais dont j’ai lu les echos seulement aujourd’hui, je vais consacrer ce billet à l’excellent article de Smashing Magazine sur les 30 problèmes d’utilisabilité les plus fréquents sur nos sites Web.
Je détaillerai 6 points clés qui sont pour moi à noter.

La règle des 2 secondes
Une application (un site, un blog) ne doit pas mettre plus de deux secondes à produire son action. L’utilisateur, le visiteur ne devrait donc jamais avoir à patentier plsu de 2 secondes.
La règle des 3 clics
L’utilisateur doit pouvoir trouver son contenu en au moins 3 clics. Si plus de clics sont nécessaires, on doit logiquement s’interroger sur la pertinence du site, peut être revoir le système de navigation ou son ergonomie générale.
La règle des 80/20 ou loi de Pareto
La loi de Pareto est communément utilisée en théorie économique : 80 % des richesses sont détenues par 20 % des personnes économiques (source Wikipédia et mes quelques souvenirs de cours d’économie…).
Sa transposition en matière de design et d’ergonomie se fait de la façon suivante : 80% des profits (qu’ils soient financiers ou sous forme de contribution, commentaires) réalisés sur vote site le sont par 20% de vos visiteurs. Ces 20% de visiteurs (ou de clients) sont à choyer ! C’est une des règles basiques du marketing : offrons un service de qualité aux clients dits « privilège ».
La pyramide inversée
Le contenu d’un article se présente sous forme d’un pyramide inversée : l’information choc est présente dès le début pour se poursuivre par un développement plus dilué. C’est un procédé largement utilisé en journalisme (par les bloggeurs !?) dit de “waterfall effect”. On essaie en quelques lignes et très rapidement de donner une idée globale du sujet.
Le syndrome du bébé-canard (ou Baby-Duck-Syndrome)
Le petit canard va prendre pour parents les premiers adultes vus. C’est un phénomène également constaté en phycologie puisque inconsciemment l’utilisateur va toujours comparer le design qu’il a sous les yeux à un design déjà vu. On préfère ce qui ressemble à ce que l’on sait faire ou ce que l’on a étudié. Ce principe ne privilégie au passage par l’hétérogénéité et la diversité. Le visiteur sera plus à l’aise avec un design et une ergonomie familière.
Les publicités invisibles (ou Banner blindness)
L’utilisateur s’est construit par ses expériences de navigation et d’utilisation web des schémas lui permettant d’ignorer littéralement les bannières publicitaires. La focalisation se fera directement sur le contenu recherché. Ceci est surtout valable dans un cadre de recherche d’information (et évidemment pas lors de shopping online par exemple).
L’étude de Smashing magazine détaille bien d’autres points à prendre en compte, et je vous la conseille vivement.
Et vous, avez-vous déjà été confronté à ce genre de problématiques, aussi bien en tant qu’éditeur (webmaster, bloggeur) que visiteur (utilisateur) ?





















Très intéressante étude.
Pour ma part, c’est vrai que les pubs, je ne les vois plus, je les zappe complètement. Ça fait tellement longtemps qu’on a l’habitude d’avoir ces pubs sur les cotés que l’on n’y prête plus aucune importance.
Je pense que je ne suis pas le seul à faire inconsciemment abstraction de toute cette pub.
Et ça peut être poser à terme un problème pour la monétisation des sites web, le jour où les annonceurs se rendront compte du phénomène. Une future bulle internet qui va éclater ?
@buh31
Je crois que l’on de cette génération qui a toujours connu les skyscrapers dans les pages web (déjà sur Geocities, le Myspace de l’époque on avait droit aux ads)…
Nous avons mécaniquement mis au point comme le dit l’article, notre filtre anti-pub !
En ce qui concerne l’effet de bulle, je te rejoins sur ce point et c’est d’ailleurs un thème en vogue en ce moment sur le web :
Bonjour,
Petite correction :
“L’utilisateur doit pouvoir trouver son contenu en au moins 3 clics.”
“L’utilisateur doit pouvoir trouver son contenu en AU PLUS 3 clics.”
Merci à toi Philippe, les lecteurs d’Innovablog snt redoutablement attentifs !
Merci pour cet article fort intéressant. Cela dit, il ne faut pas généraliser, l’article original précise que les 2 secondes dans la règle du même nom est arbitraire et donne juste un ordre de grandeur, de même, 10 clics peuvent être ok si c’est nécessaire et que l’utilisateur comprend. C’est aussi ce que précise Jakob Nielsen (http://www.useit.com/alertbox/web-2.html) ou dans sa version traduite (http://www.capitaine-commerce.com/index.php/2008/01/04/463-le-web-20-peut-etre-dangereux#co). D’ailleurs, pour rebondir le premier commentaire de Bush31, l’article dit également que la bulle atteint son pic, car beaucoup de start-ups courent derrière le moindre revenu publicitaire car c’est leur seul modèle économique. Et effectivement, on est tous agacés par les pubs et quand on voit que Facebook vend nos données, il y a de quoi être en colère.
En tout cas, super article. C’est toujours bien d’avoir quelques principes de base à garder en tête, quitte à en adapter certains à son projet.
Bonjour,
Dans l’article de smashing magazine, je n’ai rien trouvé sur l’utilisation du scroll sur les sites web. Connaissez vous une étude sur le comportement des internautes face au scroll vertical ?
@joo75 : je peux vous conseiller cet article qui traite du scroll “As the Page Scrolls”. En espérant que vous en apprendrez plus.